Les trois enfants sautent sur des nuages,
Continuant de réciter leur ch?ur.
Ils s'envolent au large.
Tirant des roches gelées sur Ruh avec une précision de tueur.
Il attrape ses deux lames et charge droit vers ses adversaires.
Esquivant tant?t à droite, tant?t à gauche, et dans les airs.
Mais d'un coup de brasse, Tayn le repousse,
Avant de lui envoyer une série de coups qui atomisent son corps sans même qu'il ne puisse pousser un souffle.
Puis re?oit un coup fulgurant qui l'envoie traverser le sol.
Il en ressort du c?té opposé et tout explose en la présence de Tayn.
L'espace n'est plus, il ne reste qu'un ciel infini et des étoiles folles,
Tournoyantes autour de l'ancien roi qui n'avait pas de veine.
Les enfants tirent des rayons de givre,
Ruh les esquive en se téléportant en boucle à l'aide de ses lames,
Se dirigeant furieusement vers les nuageux qui allaient tater de ses sabres.
Mais deux mains de Tayn s'abattent sur lui pour en finir.
Il tranche les doigts.
Son visage sanguinolent,
Ses membres repoussent lentement,
Mêlés à des assauts rapides et pleins d'effroi.
Il se dépasse.
Sa vitesse augmente,
Il faut qu'ils trépassent.
N'est-ce pas dans l'adversité déloyale et démente,
Qu'on ne devienne meilleur ?
Alors il s'extirpe, avec l'agilité du voleur !
Comme un veilleur,
Il veille à contrer chaque attaque !
Chaque attaque du géant !
Chaque attaque des enfants !
Chaque attaque pouvant détruire une planète,
Se heurte à la résistance fatale de Ruh,
Il balance son sabre dans le ventre d'un enfant chantant comme un fou,
Il s'y téléporte à l'aide de sa seconde lame avant de percer sa tête.
Ainsi commence le déluge
Des étoiles foncent droit sur l'homme,
Explosent en un amas de lumière et d'or.
Il faut vite s'en sortir car le duel urge.
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Toutes tombent,
Explosent en trombe,
Vite, une fenêtre de contre,
Un paysan avec une fronde,
Contre l'immensité royale au front.
Il continue ses esquives,
Reste sur le qui-vive,
Mais une étoile sournoise,
Chargeant avec toute la rage
Du suprême Tayn s'abat,
Elle touche,
Implose,
L'or et son souffle est mortel même pour Ruh.
Il met ses bras pour se protéger, et tout explose.
Des rafales lumineuses éblouissantes,
Frappent et descendent.
Comme une pluie de flashs.
Qui s'éclatent.
Une apocalypse où la lumière
Est venue se venger d'un monde préférant les ténèbres.
Te souviens-tu ?
Ce sable, où tu t'es écroulé.
Car ton corps vacillait.
Tu voulais rejoindre Habib et Laetitia.
Mais ton corps et ta main infectés ici-bas,
En ont décidé autrement.
Tu as commis la perfidie de dévorer le c?ur de ton frère, revigorant.
Et le monde a appliqué sa loi sur toi.
Et tu as voulu appliquer la tienne sur lui.
Sans même savoir s'il soutenait Tarshkila le Roi,
Persuadé que l'avenir serait de ton c?té, dans l'Histoire.
Ruh se réveille, allongé sur le sable.
De bouger, il en est incapable.
Son corps est atrophié.
Du pus sort de sa main, ou plut?t, de son moignon infecté.
La douleur est insupportable.
Comme si une larve su?ait de force votre sang, en for?ant une entrée dans votre chair délicate.
Il se faisait bouffer vif.
Son ?il mourant fixe l'horizon.
Le sable virevolte à l'air, libre.
C'est que ces grains sont insouciants de ce qui se passe dans le monde.
Aurait-il d? être comme ces grains, et juste vivre ?
Du jus de cerise coule le long de son c?ur.
Dans un silence rappelant les natures mortes de terreur.
Et tu as voulu appliquer au Monde ta loi,
Sans même savoir si le Monde était avec toi.
Alors, prends ce jus, et applique-en sur ton front.
Et la main de Ruh pose le jus sur le front.
Et une vive souffrance attrape le bras gauche.
Comme si mille vers y poussaient, mangeaient, vivaient.
Et une vive souffrance frappe son épaule gauche.
Il n'en restait même pas la peau.
Son bras s'était fait annihiler,
Supprimé de l'existence et impossible à soigner.
Ruh avait le crane percé,
Par son sabre préalablement trempé dans le sang de son c?ur.
Il avait suivi la consigne par c?ur.
La lame avait percé le crane après le c?ur.
Le cerveau est entré en résonance avec le c?ur.
Une colonne de flamme br?lait Ruh, tirée par un enfant.
— Assez. J'en ai assez.
Il se laisse tomber à genoux sur une plateforme lumineuse, rapidement.
— Je ne sens rien depuis sa mort.
Et le monde veut me faire croire que c'est moi qui veux imposer ma loi ? Il a tort.
Je vais plut?t apporter ma Justice.
Pour Léa, pour Habib.
Et peut-être que d'autres compteront à l'avenir.
Désormais, je me sens en pleine connexion avec moi,
Et même sans un bras, tu tomberas.
— Bien envoyé, papa !
Fit Léa, qui était parue.
— Ta langue s'est enfin dénouée ?
Tant mieux, ce dernier duel en sera que plus enjoué !
Tayn fait pleuvoir des rochers, jumelés aux tirs enflammés.
La vitesse de Ruh avait décuplé,
Il se propulse d'un bond vers l'avant-dernier gamin.
Il lui abat sa lame dans le ventre.
Celui-ci tombe comme un vaurien.
Léa était apparue derrière le dernier, et l'immobilisait en l'étranglant.
— Par ici, papa !
Mais Tayn envoya trois de ses poings atomiser la Léa.
Le sang de son épaule gauche coule,
La douleur vive et éternelle,
Tous les cieux, fictifs et non fictifs,
Tous les êtres vivants, et non vivants,
Tous ceux qui pensent, subjectifs et objectifs,
Tous ceux qui vivent, d'une vie horrible ou belle,
Virent Ruh sauter puis plonger dans les cieux,
Pour déchiqueter les trois gigantesques bras de Tayn le Redoutable.
Ses trois membres tombent, c'est inéluctable.
Et avant même qu'ils ne puissent repousser, Ruh s'abat sur le dernier chanteur comme un pieu.
Et l'espace se voile de sang.
Tout est rouge.
Tout tremble.
Il tombe sur une épaule de Tayn.
Des rayons cosmiques sont tirés par celui-ci sans peine.
Pour traquer et réduire à néant Ruh qui avait renversé le cours du duel.
D'un sprint, il esquive tout avec merveille.
Les couleurs galactiques des rayons s'écrasant sur le géant,
Donnent l'ultime air de duel mythique.
Leur impact donnait une explosion d'une magnificence mystique
Créant des étoiles qui s'éclipsaient ensuite dans le ciel.
[...]
Il arrive au plus haut du crane.
Sans plus attendre, il plante son sabre dedans.
Le hurlement de Tayn lui déchire les tympans.
— A-Arrête ! Pense à ce que nous pouvons devenir !
Il enfonce encore la lame.
Des particules blanches apparaissent doucement.
— R-Ruh ! On peut tuer Tarshkila ! Très très facilement !
Il enfonce encore l'épée de Vinakari.
— On deviendra les Rois du Monde ! Repense-y ! Repense-y !
Il enfonce encore l'unique compagnon qu'il avait ici.
— Pitié ! Ruh ! Si ton c?ur est encore pur ! Sors-moi d'ici je t'en s
upplie !
Les particules blanches se multiplient avant de prendre tout l'espace.
Il transperce entièrement son crane.
Blanc.
Tout devient blanc.
Blanc comme l'ame.
Ou comme rien.

